Stéatose et stéato-hépatite : un facteur de risque de complications après résection hépatique 40

Karim Boudjema, Fabien Robin, Heithem Jeddou, Pauline Houssel-Debry.
Résumé
La stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (metabolic dysfonction-associated steatotic liver disease [MASLD]) et sa forme inflammatoire (metabolic dysfunction-associated steatohepatitis [MASH]) sont devenues des situations cliniques fréquentes en pratique quotidienne. Longtemps considérées comme bénignes, elles exposent pourtant à des complications hépatiques graves : cirrhose, carcinome hépatocellulaire, qui peuvent amener à envisager une résection ou, dans certains cas, une transplantation hépatique.La présence d’une stéatose ou d’une stéato-hépatite augmente le risque de complications après résection. En transplantation, la MASH constitue une indication croissante et transforme la prise en charge des patients greffés, souvent atteints d’un syndrome métabolique associé (obésité, diabète, hypertension artérielle). Après la greffe, la réapparition d’une stéatose sur le greffon est quasi inéluctable, en lien avec la persistance des facteurs sans doute génétiques et environnementaux qui ont fait le syndrome métabolique.Parallèlement, l’augmentation de la stéatose dans la population générale concerne aussi les donneurs d’organes, ce qui peut altérer la qualité des greffons et compliquer la prise en charge post-transplantation.La progression de la MASLD et de la MASH impose donc une collaboration étroite entre spécialistes hospitaliers et médecins référents, notamment pour le dépistage, la prise en charge du syndrome métabolique et le suivi au long cours des patients opérés ou transplantés.
Septembre 2026
La revue du praticien n° Tome 76 / n° 20 PDF